Zachary Bolduc perd patience : Kent Hughes face à un énorme problème d’identité

Zachary Bolduc perd patience : Kent Hughes face à un énorme problème d’identité

William Petit Lemay
Le 2026-09-12

Le dossier Zachary Bolduc commence à devenir de plus en plus inconfortable à Montréal. Le Canadien n’a toujours pas réglé son contrat et le tournoi de golf de l’équipe débutera lundi, soit dans moins de deux jours.

Bolduc attend toujours.

Son avenir contractuel demeure en suspens, mais son véritable questionnement dépasse maintenant les dollars et la durée de l’entente. Le jeune attaquant veut surtout savoir quelle place Martin St-Louis compte lui donner.

C’est précisément ce qui rend la situation aussi délicate.

Bolduc a passé l’été à attendre une entente avec le Canadien. Un contrat de trois ou quatre ans pourrait éventuellement être conclu avec un salaire qui convient aux deux parties. Sur papier, le dossier pourrait donc se régler assez rapidement.

Le problème se trouve ailleurs.

Bolduc veut être utilisé selon son identité.

Il possède un tir de très haut niveau. Il aime foncer sur les défenseurs, terminer ses mises en échec, récupérer des rondelles et provoquer des revirements avec son échec avant. Son jeu repose sur l’énergie, l’intensité et la capacité de créer quelque chose avec ses qualités offensives.

Pourtant, son utilisation continue de soulever des questions.

Encore hier, lors d’une séance intra-équipe à Brossard, Bolduc se retrouvait sur une ligne avec Phil Danault et Alexandre Texier, tandis que Kirby Dach évoluait avec Ivan Demidov et Alex Newhook.

Oui, il faut rester prudent. Une séance informelle ne permet pas de déterminer les trios qui seront utilisés lorsque les vrais matchs commenceront.

Cependant, cette image arrive au pire moment possible pour Bolduc.

La saison dernière, son temps de glace avait déjà diminué jusqu’à une moyenne de 13 minutes et 38 secondes par rencontre, la plus faible parmi les attaquants actuellement avec le Canadien. Il avait pourtant obtenu des occasions sur le premier trio et même sur la première unité d’avantage numérique.

Son problème n’est donc pas uniquement statistique.

Il veut savoir si Montréal voit réellement en lui un attaquant capable de jouer un rôle offensif.

C’est ici que Kent Hughes doit jouer ses cartes avec beaucoup de prudence.

Le directeur général semble vouloir conserver de la flexibilité alors que plusieurs dossiers peuvent encore bouger. Kirill Marchenko demeure une cible potentielle pour améliorer le top six. Le dossier Chris Kreider ajoute aussi une autre possibilité sur le marché des attaquants.

Si Montréal ajoute un ailier expérimenté capable de prendre des minutes offensives, la compétition pour les postes du top six deviendra encore plus importante.

Bolduc pourrait alors se retrouver devant une question difficile : où se situe-t-il réellement dans les plans du Canadien?

Kent Hughes doit aussi tenir compte de Martin St-Louis. Le directeur général peut avoir une vision précise de son effectif, mais l’entraîneur devra ensuite décider comment utiliser chacun de ses joueurs.

Le fameux « bon moule » et la « bonne chaise » prennent donc une importance particulière dans ce dossier.

Bolduc ne demande pas nécessairement qu’on lui garantisse une place sur le premier trio. Il veut simplement une véritable occasion de démontrer ce qu’il peut devenir.

La vidéo de son récent tir de barrage rappelle d’ailleurs pourquoi le Canadien mise encore sur lui. Son geste technique en tir de barrage démontre une fois de plus la qualité de son talent et cette capacité à créer une occasion de marquer.

Maintenant, le calendrier commence à mettre de la pression.

Lundi, le tournoi de golf du Canadien s’amorce. Bolduc aura-t-il signé avant? Sera-t-il présent malgré l’absence de contrat? Personne ne peut encore le confirmer.

S’il n’est pas présent, les questions vont immédiatement commencer.

S’il est présent, son statut contractuel deviendra forcément l’un des sujets les plus discutés autour du Canadien.

Pendant ce temps, Kent Hughes doit décider jusqu’où il veut pousser sa patience.

Signer Bolduc est une chose.

Lui démontrer qu’il possède réellement une place dans l’identité du Canadien en est une autre.

Et cette deuxième question pourrait finalement être beaucoup plus importante que le salaire inscrit sur son prochain contrat.