621 000 dollars dans les poches: Samuel Piette pris la main dans le sac

621 000 dollars dans les poches: Samuel Piette pris la main dans le sac

Par David Garel le 2026-05-13

En 2024, plusieurs avaient refusé d’entendre les signaux d’alarme autour de Samuel Piette. Deux ans plus tard, ils sont impossibles à ignorer.

À l’époque, les informations de Tony Marinaro avaient provoqué un malaise immense autour du capitaine du CF Montréal.

Selon ce qui circulait alors, Laurent Courtois voulait lui retirer le brassard pour le remettre à Joel Waterman, convaincu qu’un changement de leadership devenait nécessaire.

Or, les dirigeants auraient bloqué l’idée, craignant l’explosion médiatique qu’aurait provoquée une telle décision envers un capitaine québécois extrêmement populaire.

Déjà, la question dérangeait : Samuel Piette était-il encore le bon capitaine pour cette équipe?

Aujourd’hui, en 2026, la question paraît presque dépassée. Parce que le vrai débat est devenu beaucoup plus brutal : pourquoi le CF Montréal a-t-il continué à s’accrocher aussi longtemps à un statut qui ne semblait plus refléter la réalité sportive?

Le dévoilement de son salaire garanti de 621 000 $ a remis de l’huile sur le feu aujourd'hui.

Dans une ligue où chaque dollar compte, plusieurs partisans ont eu la même réaction : comment justifier un tel montant pour un joueur dont les limites athlétiques semblaient déjà évidentes depuis 2024?

À ce moment déjà, Piette paraissait souvent une seconde en retard sur le jeu, incapable de suivre le rythme imposé par une MLS de plus en plus rapide, plus technique, plus exigeante physiquement.

Au niveau corporel, Piette n'est clairement pas "en shape". Clairement, son "IMG (indice de masse grasse) était déjà en 2024. En 2026, c'est encore pire.

Le plus dur dans cette histoire, c’est que personne ne semble remettre en question l’homme.

Samuel Piette demeure largement vu comme un professionnel exemplaire, un bon coéquipier, un gars respecté dans le vestiaire et efficace devant les médias. Un visage crédible de l’organisation. Mais le soccer professionnel ne fonctionne pas sur la sympathie. Il fonctionne sur le rendement.

Et c’est précisément là que le malaise a explosé.

Parce qu’en parallèle aux doutes au CF Montréal, l’équipe canadienne envoyait déjà un message extrêmement clair. En 2024, Jesse Marsch avait laissé Piette de côté pour la première fois depuis près de huit ans lorsqu’il était disponible. Un choc immense pour un joueur qui avait été convoqué pratiquement sans interruption pendant 12 ans.

Il faut dire qu'il avait réchauffé le banc lors de la Coupe du monde au Qatar en 2023 et que les "fefans québécois" avaient pleurniché... juste parce qu'il est Québécois...

Le symbole est puissant : pendant que le CF Montréal continuait de le présenter comme une pièce centrale et un capitaine indiscutable, l’équipe nationale tournait déjà la page.

De toute façon, depuis la fin de 2022, Piette n’avait disputé que 73 minutes avec le Canada. Aucune minute à la Coupe du monde 2022. Aucune minute à la Copa América. Sous John Herdman, Mauro Biello puis Jesse Marsch, son rôle avait tranquillement changé : d’homme de terrain à porteur d'eau.

Même Marsch, pourtant respectueux, avait envoyé un message lourd de sens lorsqu’il avait expliqué vouloir « évaluer d’autres options » au milieu de terrain.

Ajoute à cela l’humiliation silencieuse du brassard, alors que Laurent Courtois a payé cher... pour avoir une vision "anti-québécoise" selon les fans du CF Montréal qui voient Piette comme un dieu.

La question... à 600 000 dollars : est-ce qu’un joueur avec ce rendement sportif aurait conservé un statut aussi protégé s’il n’avait pas été un visage québécois aussi important pour le club?

Poser la question... c'est y répondre..

Parce qu’à un moment donné, les chiffres, le rythme du jeu, les décisions de l’équipe nationale et même les signaux internes du club ont commencé à raconter la même histoire.

Pas celle d’un mauvais gars.

Celle d’un capitaine dont la réalité sportive a dépassé le statut symbolique depuis longtemps.

621 000 dollars pour être le porte-parole d'un club... le "deal" de l'année...