Départ d’Alexander Zharovsky: la Gazette annonce l'inévitable

Départ d’Alexander Zharovsky: la Gazette annonce l'inévitable

David Garel
Le 2026-06-14

Le nom d’Alexander Zharovsky commence à revenir beaucoup trop souvent dans les discussions pour que ce soit une simple coïncidence.

Pendant des mois, les partisans des Canadiens de Montréal ont vu le jeune Russe comme l’un des joyaux les plus prometteurs de l’organisation.

Un ailier offensif explosif. Un joueur capable de changer un match avec une seule séquence. Un espoir que Kent Hughes avait tellement identifié qu’il avait manœuvré au repêchage pour aller le chercher au début de la deuxième ronde.

Puis les indices se sont accumulés.

D’abord, il devrait être un membre des Maple Leafs de Toronto au moment où l'on se parle alors que le CH a offert Zharovsky dans une transaction majeure avec les Maple Leafs de Toronto pour Matthew Knies à la date limite des échanges. On parlait d’un montage imposant comprenant Zharovsky, un autre espoir (Bryce Pickford) et deux choix de première ronde.

Mais l'ex-DG Brad Treliving a remis le courriel de la transaction une minute trop tard.

L'information a coulé et maintenant, tout le monde sait que Zharovsky est de la viande à sacrifier.

Maintenant, c’est Stu Cowan de la Gazette qui vient ajouter une couche supplémentaire au dossier.

En répondant à une question sur les joueurs que le Canadien pourrait sacrifier afin d’aller chercher un centre de qualité, Cowan n’a pas tourné autour du pot.

« Le Canadien a déjà démontré sa volonté d’échanger Alexander Zharovsky. »

Cette phrase-là vaut de l’or.

Elle ne confirme pas qu’une transaction est imminente.

Elle ne confirme pas que Zharovsky quittera Montréal.

Mais elle confirme une chose importante : dans les bureaux des autres équipes de la Ligue nationale, Alexander Zharovsky est désormais identifié comme une pièce négociable.

Et quand on regarde les besoins actuels du Canadien, ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi.

Toute l’organisation cherche la même chose.

Un deuxième centre.

Depuis l’élimination en séries, ce besoin est devenu impossible à ignorer.

Stu Cowan lui-même écrit que les séries ont démontré les limites de la situation actuelle. Oliver Kapanen a connu une excellente saison régulière avec 22 buts et 37 points, mais il a terminé les séries avec zéro point en sept matchs et a même été laissé de côté à plusieurs reprises.

Le constat est simple : Montréal a besoin d’un joueur plus expérimenté pour accompagner Ivan Demidov.

Et ce genre de joueur coûte cher.

Nico Hischier coûte cher.

Mason McTavish coûte cher.

Dylan Larkin coûte cher.

Robert Thomas coûte cher.

Les directeurs généraux adverses ne vont jamais accepter des choix de deuxième ronde et des espoirs secondaires pour céder un centre capable de jouer sur un top-6.

Ils vont demander des morceaux importants.

Ils vont demander Michael Hage, ce que le CH ne veut pas donner.

Mais Zharovsky est disponible.

Tout comme Oliver Kapanen.

Tout comme Adam Engström.

Mais en défenseur, c'est comme en attaque avec Hage. Les DG veulent Kaiden Guhle ou David Rienbacher alors que Kent Hughes propose plutôt Engström, Xhekaj et Struble.

Voilà le son nom de Zharovsky devient aussi intéressant.

Kent Hughes veut conserver Hage, Guhle et Reinbacher aussi longtemps que possible.

Surtout Hage. L’histoire personnelle du jeune centre est connue. L’organisation croit énormément en son potentiel. Plusieurs observateurs continuent de le voir comme un futur centre offensif capable d’occuper un rôle important à Montréal.

Pendant ce temps, Zharovsky (aile) évolue à une position où le Canadien possède davantage de profondeur.

Plusieurs recruteurs de la LNH regardent donc le même portrait et arrivent à la même conclusion : si Kent Hughes refuse de toucher à Hage, refuse de toucher à certains éléments de son noyau et veut malgré tout acquérir un centre établi, Alexander Zharovsky devient automatiquement l’un des actifs les plus logiques à utiliser.

Ce n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle.

Au contraire.

Dans la Ligue nationale moderne, les grandes transactions se construisent souvent autour d’espoirs que les partisans adorent.

Le Canadien ne peut pas obtenir un centre de deuxième trio de haut niveau sans accepter de faire mal quelque part.

La vraie question est désormais la suivante : Kent Hughes croit-il davantage au futur potentiel d’Alexander Zharovsky ou à l’impact immédiat qu’un Nico Hischier, un Mason McTavish ou un autre centre d’impact pourrait avoir aux côtés d’Ivan Demidov?

À mesure que l’été avance, tout indique que cette réponse approche.

Et plus les rumeurs se multiplient, plus Alexander Zharovsky ressemble à la carte cachée que le Canadien pourrait finalement utiliser pour régler son plus gros problème.