Le coach des Sabres, Lindy Ruff, veut arranger le portrait d'Arber Xhekaj.
Voilà exactement pourquoi Luke Schenn est habillé au profit de Logan Stanley.
Le vétéran de 36 ans débarque peut-être pas seulement pour stabiliser une défensive complètement en crise.
Il débarque pour une autre raison bien précise : protéger les Sabres de Buffalo d’Arber Xhekaj.
Après trois matchs où le shérif des Canadiens de Montréal est tranquillement entré dans la tête de Buffalo, le message envoyé mardi matin est difficile à ignorer. Sam Carrick n'a pas les "balls" pour confronter le shérif.
Luke Schenn entre car Carrick "le goon des pauvres" est un lâche... qui a la peur au ventre...
Carrick peut bien continuer de parler. Il peut continuer d’affirmer que Xhekaj l’aurait frappé “par peur” après leur altercation. Il peut continuer de jouer au dur après avoir été mis K-O:
Arber Xhekaj DROPPED Sam Carrick with a right at the end of the game 😳🥊 pic.twitter.com/gcqqoqQMuv
— Gino Hard (@GinoHard_) May 11, 2026
Mais au final, les Sabres semblent eux-mêmes envoyer un message clair : ils ont compris que Carrick n'est pas l’homme pour gérer la menace que Xhekaj apporte.
Quand Carrick affirme qu’Xhekaj aurait lancé son coup de poing sournois parce qu’il ne voulait pas “dropper les gants” avec lui, plusieurs ont levé les yeux au ciel.
Comme si le shérif avait peur de lui. C'mon..
Mais on doit avouer que Luke Schenn... fait peur...
Contrairement à ses coéquipiers pleurnicheurs, lui ne reculera pas.
Schenn demeure un des défenseurs les plus robustes et les plus respectés physiquement de la ligue. Il a déjà affronté des monstres. Mathieu Olivier? Il a déjà droppé les gants avec lui et réussi à connecter ses coups au visage du Québécois malgré la violence du combat.
Ce n’est pas un joueur qui panique quand ça devient physique.
La preuve. Il s'est battu deux fois contre Olivier et n'a jamais perdu.
Et surtout, il connaît déjà Xhekaj.
Les deux se sont affrontés le 5 décembre 2022, pendant la saison recrue d’Arber Xhekaj, alors que Luke Schenn portait l’uniforme des Canucks de Vancouver.
Ce soir-là, le combat avait été extrêmement court.
Xhekaj venait de défendre Juraj Slafkovský après que le jeune attaquant des Canadiens de Montréal se soit fait sonner par le vétéran.
Fidèle à lui-même, le shérif avait immédiatement sauté pour défendre son coéquipier.
Mais Schenn, lui, représentait un tout autre défi.
Le combat n’avait pas duré longtemps, mais il avait montré une chose : Schenn n’a pas peur de personne.
Surtout qu'il a donné une correction à Josh Anderson aussi. Ouch:
Aujourd’hui, alors que les Sabres se font brasser émotionnellement depuis deux matchs, sa réinsertion soudaine a comme objectif de calmer les ardeurs du shérif... et celles de Josh Anderson...
Est-ce qu’on tente simplement de stabiliser une défensive qui se fait démolir?
Ou est-ce qu’on veut envoyer quelqu’un capable de tenir tête aux "bash brothers" du CH?
Poser la question, c'est y répondre.
Car pendant qu’Arber multiplie les commentaires comme quoi les Sabres ont peur de lui, qu’il admet aimer déranger l’adversaire et qu’il affirme que les Canadiens de Montréal sont prêts pour une guerre de tranchées, Buffalo répond en envoyant leur bourreau.
Lindy Ruff est frustré. Et il veut déverser son fiel par son boxeur Schenn.
Le vestiaire des Sabres est tendu comme jamais.
Schenn sent l'odeur du sang.
Même la conférence de pressede Ruff avait quelque chose d’étrange, lui qui a sèchement coupé une question sur l’ambiance dans le vestiaire avec un ton presque impatient.
“Géniale, l’ambiance est géniale.”
Ouf. Pas exactement la réponse d’un entraîneur complètement zen.
Pendant ce temps, Xhekaj, lui, continue de sourire, comme un petit baveux. Ou plutôt... un grand baveux...
Il sait exactement ce qu’il fait.
Il sait qu’il est dans la tête des Sabres.
Luke Schenn débarque dans l’alignement pour le punir devant le Centre Bell en entier.
La série pourrait soudainement se transformer en bagarre de rue.
Si Buffalo pense que Schenn va intimider Xhekaj, ils oublient peut-être un détail important.
Le shérif des Canadiens de Montréal n’a jamais aimer autre chose... qu'un bain de sang.
À suivre...
