Prise de bec à Brossard: Martin St-Louis remet Alexandre Texier à sa place

Prise de bec à Brossard: Martin St-Louis remet Alexandre Texier à sa place

David Garel
Le 2026-09-21

Alexandre Texier devait profiter de ce camp d’entraînement pour figer sa place avec le Canadien de Montréal dans le béton.

Au lieu de ça, l’attaquant français est en train de se retrouver exactement là où il ne voulait surtout pas être : dans une bataille pour sa survie.

Et cette fois, ce n’est pas seulement une question de production offensive. C’est beaucoup plus inquiétant que ça.

Martin St-Louis aurait de nouveau envoyé un message très clair à Texier. Certains témoins ont même vu une solide prise de bec entre le coach et le Français sur la glace de Brossard.

Le problème? Il le trouve trop mou. Pas assez engagé. Pas assez intense. Pas suffisamment agressif dans son jeu. Et quand ton entraîneur commence à te coller cette étiquette, surtout lorsqu’elle correspond à une réputation qui te suit déjà depuis longtemps, ça devient extrêmement difficile de t’en débarrasser.

Parce que les vieux démons de Texier sont de retour.

On connaît l’histoire. Même en France, certains observateurs avaient déjà soulevé cette question autour de son engagement et de son côté parfois trop discret.

À Montréal, Texier avait réussi à faire disparaître cette perception pendant une magnifique séquence la saison dernière. Il avait trouvé son rythme, il produisait, il apportait de la vitesse et de la créativité et il avait finalement obtenu la récompense avec une prolongation de deux ans à 2,5 millions $ par saison.

Mais maintenant?

St-Louis semble regarder Texier et voir exactement ce qu’il craignait de voir.

Un joueur talentueux, capable de faire des choses intéressantes avec la rondelle, mais qui ne donne pas suffisamment de raisons à son entraîneur de lui faire confiance lorsqu’il faut aller dans les endroits difficiles.

Et c’est très mauvais pour lui.

Parce que la concurrence n’attend pas.

Florian Xhekaj pousse comme un malade. Le jeune attaquant apporte de l’énergie, de la vitesse, de la robustesse et une présence physique qui cadre parfaitement avec ce que St-Louis semble vouloir obtenir de ses joueurs de profondeur. Il veut une place dans cette formation et il ne donne certainement pas l’impression de vouloir la laisser à quelqu’un d’autre.

Texier, lui, doit maintenant convaincre son entraîneur qu’il peut être beaucoup plus qu’un joueur offensif élégant.

Il doit démontrer qu’il peut se salir le nez.

Qu’il peut gagner des batailles.

Qu’il peut imposer sa présence.

Qu’il peut jouer lorsque le match devient laid.

Et surtout, il doit démontrer qu’il n’est pas soft.

Parce que si St-Louis commence réellement à le percevoir comme un joueur trop lâche, son talent offensif ne suffira peut-être plus.

C’est exactement ce qui rend sa situation aussi inquiétante. Le Canadien possède maintenant suffisamment de profondeur pour se permettre de choisir un joueur moins talentueux offensivement, mais beaucoup plus intense. Zachary Bolduc est là. Florian Xhekaj pousse. Josh Anderson demeure un joueur physique. Phillip Danault peut prendre des responsabilités défensives.

Texier n’a donc plus le luxe de simplement dire : « Je sais jouer au hockey. »

Il doit montrer qu’il peut jouer le hockey que Martin St-Louis veut voir.

Et ses dernières performances ne donnent pas cette impression.

La situation est d’autant plus préoccupante lorsqu’on repense à sa fin de séries. Texier avait été puni contre la Caroline, avait vu son temps de glace fondre et avait même terminé une rencontre avec seulement 6 min 30 s, dont 4 min 39 s à cinq contre cinq. Il n’était évidemment pas le seul joueur à avoir connu des difficultés, mais St-Louis avait choisi de lui envoyer un message très clair.

Quelques mois plus tard, on dirait que le même problème revient.

C’est comme si Texier était incapable de sortir de ce cercle.

Lorsqu’il produit, tout le monde voit son talent.

Lorsqu’il ne produit pas, on remarque immédiatement son manque d’impact physique.

Et lorsque son entraîneur commence à trouver qu’il ne travaille pas suffisamment, il perd rapidement sa place dans la hiérarchie.

C’est exactement ce qui est en train de se produire.

Le match de Toronto devient donc extrêmement important pour lui. Pas seulement pour ses statistiques. Pas seulement pour obtenir un but ou une passe.

Il doit montrer à Martin St-Louis qu’il est capable de répondre physiquement.

Il doit montrer qu’il veut cette place.

Il doit montrer qu’il est prêt à se battre pour chaque rondelle.

Parce que le Canadien n’attendra pas éternellement.

Et pendant que Texier tente de convaincre son entraîneur, Florian Xhekaj est en train de lui souffler dans le cou.

La pire chose qui puisse arriver à Texier serait de laisser St-Louis conclure qu’il possède du talent, mais qu’il n’a pas le caractère nécessaire pour jouer régulièrement dans cette équipe.

Cette réputation-là est extrêmement difficile à faire disparaître.

Et pour Alexandre Texier, elle est peut-être en train de revenir au pire moment possible.