Sortie publique de TVA Sports : Cole Caufield durement visé

Sortie publique de TVA Sports : Cole Caufield durement visé

William Petit Lemay
Le 2026-06-15

Les propos tenus récemment sur le Sick Podcast ont rapidement attiré l’attention des partisans du Canadien de Montréal.

Sans jamais nommer directement Cole Caufield, le journaliste Anthony Martineau de TVA Sports a soulevé un point qui risque de faire réfléchir bien des amateurs. Son intervention portait sur la différence entre les équipes qui gagnent au printemps et celles qui se contentent d’accumuler des statistiques pendant la saison régulière.

Selon lui, le véritable visage d’un joueur apparaît lorsque les choses deviennent plus difficiles offensivement.

Quand les buts cessent d’entrer et que les passes ne s’accumulent plus, certains joueurs trouvent d’autres façons d’aider leur équipe. D’autres ont davantage de difficulté à maintenir leur impact sur une rencontre.

Pour illustrer son point, il a cité l’exemple des Hurricanes de la Caroline, récents champions de la Coupe Stanley.

Sebastian Aho, Seth Jarvis et plusieurs autres joueurs offensifs n’ont pas nécessairement dominé la feuille de pointage à chaque match. Pourtant, leur contribution demeurait constante... Et oui !

Replis défensifs, pression sur le porteur de rondelle, implication physique, positionnement et exécution du système : tout le monde faisait sa part.

C’est exactement ce qui permet à une équipe de survivre aux longues séries éliminatoires.

Le journaliste a également souligné que Nick Suzuki possède déjà cette qualité.

Même lorsque son attaque ralentit, le capitaine du Canadien continue d’influencer le jeu dans toutes les zones de la patinoire.

Les statistiques du numéro 14 demeurent excellentes avec 16 points en 19 matchs de séries, mais son apport dépasse largement la production offensive.

Suzuki demeure fiable dans les missions défensives, dans les mises en jeu importantes et dans les situations où l’équipe doit protéger une avance.

Lane Hutson a aussi été cité comme un joueur capable d’apporter quelque chose même lorsque la feuille de pointage demeure tranquille.

Naturellement, plusieurs partisans ont immédiatement pensé à Cole Caufield en entendant ces commentaires.

Il faut dire que l’attaquant du Canadien représente souvent le parfait exemple d’un joueur dont la contribution est étroitement liée à sa production offensive.

Attention toutefois.

Personne n’a directement attaqué Caufield.

Personne n’a affirmé qu’il avait connu de mauvaises séries éliminatoires.

Au contraire, ses 13 points en 19 rencontres demeurent respectables.

La question soulevée est différente.

Peut-il avoir le même impact sur un match lorsque les buts ne viennent plus?

Peut-il influencer une rencontre par son jeu défensif, son échec avant, sa gestion de la rondelle ou son implication physique lorsque l’offensive ralentit?

Voilà le véritable débat.

D’ailleurs, Caufield lui-même a reconnu après l’élimination du Canadien qu’il s’attendait à davantage de sa part durant certaines séquences des séries.

Cette honnêteté mérite d’être soulignée.

Le principal enseignement de cette sortie publique ne vise pas uniquement Cole Caufield.

Le message concerne l’ensemble du noyau montréalais.

Pour remporter une Coupe Stanley, une équipe ne peut pas dépendre uniquement de ses joueurs lorsqu’ils accumulent les points.

Les Hurricanes viennent justement de démontrer qu’un groupe peut continuer de gagner même lorsque ses vedettes traversent des passages plus difficiles offensivement.

C’est cette mentalité collective qui impressionne présentement plusieurs observateurs à travers la LNH.

Le Canadien progresse rapidement.

Nick Suzuki l’a déjà compris.

Lane Hutson aussi.

Ivan Demidov devra éventuellement développer cet aspect de son jeu.

Cole Caufield également.

Ce n’est pas une critique destructrice. C’est plutôt un défi lancé à une jeune équipe qui aspire désormais aux plus grands honneurs.

Une chose est certaine : le message entendu cette semaine risque d’alimenter les discussions pendant encore longtemps à Montréal.